Affichage des articles dont le libellé est Sénac de Meilhan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sénac de Meilhan. Afficher tous les articles

dimanche 14 février 2016

Ci-devant

« L’ÉMIGRÉ / publié par / M. DE MEILHAN / ci-devant intendant du Pays d’Aunis, de Provence, Avignon et du Hainaut, et intendant-général de la guerre et des armées du roi de France etc. etc. »
Il est intéressant que Sénac, en publiant son roman en 1795 en Allemagne, utilisé le titre « ci-devant », et pas le titre « réel » (mais d'autre côté, il est toujours « de Meilhan», pas « Sénac »). Signifie-t-il que il n'avait pas des illusions de l'avenir de France et qu'il croyait que le retour de l'Ancien régime est impossible?

Dans Aristocracy and its Enemies in the Age of Revolution par William Doyle : 
"The prohibition of proper titles took effect immediately. The most title-holders felt able to do was to qualify their family name with 'formerly' or ci-devant. This changed the meaning of ci-devant for ever. Ever since, it has only been used to describe those who were noble before the Revolution. Le Peletier gave the lead, and most duly followed, although few could be persuaded to start calling Mirabeau Riqueti or Lafayette, Motier. Among the Assembly's secretaries signing the official decree was Maximilien de Robespierre, but this was the last occasion on which he used his usurped particle. Camille Desmoulins even suggested that the new law required Louis XVI to be known as Capet, and the king's opportunistic cousin Orléans cheerfully adopted this family name at once."

vendredi 5 février 2016

La vie des émigrés

Vieil émigré sur son lit de mort [estampe ; Dupré, Daniel (Engraver and Illustrator), Salomon, Benedikt (Engraver)]
« J’ai vu, couché sur un grabat, un vieillard à cheveux blancs. Près de lui, sur le bras d’un mauvais fauteuil, était un cordon rouge devenu feuille morte auquel pendait une croix cassée; une jeune fille dans le plus grand délabrement était accroupie près d’un réchaud, occupée à faire chauffer un peu de bouillon d’herbes. »
Sénac de Meilhan, L'Emigré.

lundi 14 décembre 2015

Gabriel Sénac de Meilhan, L’Émigré (1797)




Soldat de l'armée d'émigration, blessé, secouru par des civils [estampe, Dupré, Daniel, Engraver and Salomon, Benedikt, Engraver]
Vieil émigré sur son lit de mort [estampe ; Dupré, Daniel (Engraver and Illustrator), Salomon, Benedikt (Engraver)]
Jeune homme baisant la main d'une femme allongée sur un canapé [estampe ; Wagner, J. J., graveur, Dupré, Daniel illustrator]

Jeune homme en pleurs agenouillé devant une femme en deuil. Dans le fond une porte par laquelle on voit un couple se promenant [estampe, Darnstedt, Johann Adolph, Engraver and Dupré, Daniel, Engraver and Illustrator]


La littérature d'exil est la littérature nostalgique, qui réfléchit beaucoup sur le passé plutôt que regarde dans l'avenir. La source d'inspiration de l'auteur-émigré est sa propre souffrance, qui vient de l'expérience actuelle de vivre dans un pays, langue et culture étrangers, et également de l'expérience traumatique du passé.
Images : BNF et Archives numériques de la Révolution française.